CAMWATER : 8 NOUVELLES VILLES BIENTÔT RACCORDÉES AU RÉSEAU D’EAU POTABLE
La Direction Générale franchit le cap du financement les 9 et 10 octobre 2026
C’est une bouffée d’oxygène pour des milliers de ménages de l’arrière-pays. La Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) vient de franchir une étape décisive dans sa stratégie de couverture nationale.

Les 9 et 10 octobre 2026, à l’issue de deux jours de travaux intenses à la Direction Générale à Yaoundé, la Direction de CAMWATER a validé les Term Sheets, ces documents de structuration financière qui actent le montage technique et financier d’un projet d’envergure.
Huit villes à l’horizon
Ce vaste projet d’alimentation en eau potable concerne huit villes secondaires longtemps restées en marge du grand réseau national. Les localités bénéficiaires sont :
– Extrême-Nord : Meri
– Centre : Nanga-Eboko
– Ouest : Bamendjou
– Est : Doumé, Nguelemendouka et Messamena
– Sud : Bengbis et Meyomessi
Des localités où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien, avec des populations obligées de parcourir des kilomètres ou de recourir à des sources non sécurisées.
Que sont les Term Sheets ?
Bien plus qu’une simple signature, la validation des Term Sheets est le feu vert financier. C’est l’accord sur le qui finance quoi, combien et comment. C’est le document qui transforme l’étude en chantier. Il précède la signature des conventions de financement et le démarrage effectif des travaux de captage, de traitement et de distribution.
Un enjeu de santé publique et de décentralisation
Au-delà de la technique, c’est un signal politique fort. En ciblant ces huit villes secondaires, CAMWATER s’attaque au déséquilibre historique entre les métropoles de Douala, Yaoundé et le Cameroun profond.
L’accès à l’eau potable, c’est la réduction des maladies hydriques, c’est le maintien des fonctionnaires en poste, c’est l’attractivité pour les investisseurs locaux, c’est la dignité.
Les travaux devraient, selon nos informations, démarrer au premier trimestre 2027, avec un phasage par région.
Pour ces huit communes, l’eau courante n’est plus une promesse de campagne. Elle devient un dossier financé.
Esther Ayissi
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