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ORGASME : DÉSIR INSATISFAIT CHEZ LES CAMEROUNAIS.

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ORGASME : DÉSIR INSATISFAIT CHEZ LES CAMEROUNAIS.

Le 22 décembre est principalement associé à la Journée mondiale de l’orgasme. Une célébration du bien-être et de la santé sexuelle, qui a lieu autour du solstice d’hiver, le 21 ou le 22 décembre, pour coïncider avec le jour le plus court de l’année et le retour symbolique de la lumière.
Ainsi, si les bienfaits d’une sexualité épanouie restent incommensurables, les Camerounais connaissent-ils encore ce doux plaisir?

Dire oui de manière péremptoire, serait probablement une affirmation exagérée. Et ceci ne sera d’ailleurs pas l’apanage des seuls « continentais ». Car les problèmes d’orgasme peuvent toucher n’importe qui, quels que soient l’origine ou le pays. Ceci du fait des facteurs cultuels, culturels, sociaux ou éducatifs qui pourraient influencent la perception et l’expérience dudit l’orgasme.

Toutefois, au Cameroun, il est plus probable que les Camerounais ne connaissent plus cette étape lors de leurs ébats.
En effet, l’observation minutieuse des comportements sociaux nous laisse penser que l’acte sexuel est plus accompli quand les acteurs ont la tranquillité d’esprit. Seulement, à y regarder de près, nombreux sont les compatriotes qui au quotidien,tirent le diable par la queue. Objectif, trouver la pitance pour la famille. Ce qui du reste, relève d’une gageure quand on sait les difficultés auxquelles sont confrontés les uns et les autres. Un réel motif de pression supplémentaire et constante pour des conjoints qui effleurent à peine l’idée de « s’amuser ».

C’est dans ce climat quasi permanent, souvent calmé par un verre d’alcool au détour d’un bar malfamé qu’on se surprend sur son ou sa partenaire. Pour l’un, c’est le fait et l’effet de l’état d’ébriété. Et pour l’autre, le  » devoir conjugal ». Qu’importe la manière, il faut assouvir les désirs très souvent bestiaux de l’un ou l’autre.

En réalité, la précarité ambiante a longtemps phagocyté les sentiments et douché les espoirs des Camerounais. Eux qui mettent en compétition leur bien-être physique et celui de leur progéniture. Le rêve n’étant désormais permis qu’aux nantis. Des riches qui eux-mêmes perdant de plus en plus le sommeil, au regard de la conjoncture socio-politique qui inquiète sérieusement un idéal idéel de vivre-ensemble en chantier permanent.

Avec tout ceci, comment connaître l’orgasme en toute quiétude, si ce n’est à coup de renfort de mbita kola, kola, zizifort et bois bandé ? L’orgasme, il faut pourtant l’atteindre. Au moins en ce jour de célébration. Mais ça craint !

Jean Claude Fouda Yene

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de Rédaction

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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