FÊTE DU TRAVAIL : ÉBOLOWA, TRIBUNE DU DIALOGUE SOCIAL INCLUSIF
La commémoration de la 140e édition de la fête du Travail à Ébolowa dans la région du Sud Cameroun a servi de tribune pour structurer le dialogue social inclusif.
Loin d’être une simple célébration annuelle, cette 140e édition célébrée à la place des fêtes de Nko’ovos s’est transformée en états généraux du Travail. Représentants des centrales syndicales, organisations de la société civile, autorités administratives et municipales, leaders d’opinion, travailleurs des secteurs publics, parapublics et privés, du secteur informel, masses laborieuses ont mené un véritable plaidoyer fait de réclamations et aspirations professionnelles pour l’amélioration des conditions de vie et de Travail. Avec une évaluation faite de l’application de la législation du Travail, du dialogue social et du Travail décent.
Pour Félix Nguele Nguele, le Gouverneur de la Région du Sud: « Le dialogue social reste un facteur de réalisation du travail décent, de paix et un moyen indispensable d’amélioration de la performance des entreprises. Le dialogue social et le travail décent demeurent des remparts contre l’instabilité, gage d’harmonie et de stabilité. Ils renforcent la motivation au travail et la productivité de l’entreprise ».
Un message de lassitude
Les discours et les prises de parole des leaders syndicalistes et des autorités administratives avaient pour dénominateur commun, l’absence de concertation et de consultation des masses laborieuses par les décideurs et les employeurs. Un ras le bol qui appelle à l’établissement d’un partenariat gagnant-gagnant dans une synergie d’énergie qui devrait contribuer à sortir les travailleurs de la précarité. Des actions fortes gages de justice sociale, d’équité et de valorisation du capital humain. D’après Victor Bossadi, Responsable Régional de l’Union Générale des Travailleurs du Cameroun pour le Sud: » La réalité quotidienne de nombreux travailleurs appelle à une lecture plus lucide et plus exigeante. Des pressions professionnelles difficilement énoncées, des manques de salaires qui fragilisent des équilibres familiaux et portent atteinte à la dignité humaine, des conditions de travail précaires ou insécurisées, une instabilité professionnelle qui entretiennent l’incertitude et l’inquiétude ».
Jour symbolique, jour de gloire pour les travailleurs
Venus de tous les horizons, des entreprises et administrations publiques, parapubliques, privées et du secteur informel pour magnifier le travail , employeurs et employés dans une fusion salutaire ont réaffirmé leur détermination et leur engagement à redoubler d’efforts pour humaniser le labeur. Ils se disent disposés chacun à son niveau et à sa manière, à transformer les défis importants qui s’imposent au monde du travail en opportunités de telle sorte que les mécanismes de contrôle, d’accompagnement et de régulation soient renforcés. La remise des diplômes d’excellence aux meilleurs travailleurs et entreprises, des médailles honorifiques, des trophées aux meilleurs travailleurs-athlètes ont constitué des clichés inoubliables de cette célébration.
Selon Félix Nguele Nguele: « Le panorama social dans la Région du Sud est relativement calme. Des mouvements d’humeur ont été enregistrés ça et là, mais grâce à la proactivité des services de l’inspection du travail ainsi qu’au recours au dialogue social par les différents acteurs, des solutions pratiques ont été trouvées évitant grèves et arrêts de travail. Le défi de la préservation de la paix et du climat social demeure un objectif et un idéal communs. J’ai exhorté les partenaires sociaux et les chefs d’entreprise à s’éloigner des sirènes de la discorde et du désordre ».
Le défilé pédestre et motorisé a fait sensation. Le combat pour l’amélioration des conditions de Travail se poursuit.
CONSTY ZANG
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