DANGOTE LICENCIE 1 000 NIGÉRIANS DE SA RAFFINERIE POUR RECRUTER 2 000 INDIENS
Ce peut être invraisemblable, voire incompréhensible. Mais visiblement, une décision qui s’imposait. En septembre 2025, la raffinerie d’Aliko Dangote a pris une décision qui a secoué tout le Nigeria. Elle a licencié entre 800 et 1 000 travailleurs nigérians de sa raffinerie. La plus grande raffinerie d’Afrique. Et il les a remplacés par environ 2 000 employés expatriés, principalement indiens.

Le syndicat PENGASSAN a crié au scandale. Les travailleurs ont fait grève. Le débat a explosé dans tout le pays. Et ce débat mérite qu’on s’y arrête vraiment. Pourquoi Dangote a fait ça ?
La réponse officielle de la direction est brutale mais claire.
45 milliards de FCFA perdus en objets volés sur le site de la raffinerie. Des milliards qui disparaissent. Du matériel. Des équipements. Des ressources qui s’évaporent dans un projet qui a coûté 11 ans de construction et des dizaines de milliards d’investissement.
Et au-delà du vol, des questions de productivité, de discipline et de compétences techniques spécifiques qui selon la direction n’étaient pas au niveau requis pour une opération de cette envergure.
Dangote n’a pas pris cette décision par caprice. Il a pris une décision de chef d’entreprise. Froide. Calculée. Orientée vers la survie et la rentabilité de soni nvestissement.
Mais voilà où ça dérange
Dangote a construit cette raffinerie en Nigeria. Sur la terre nigériane. Avec la promesse implicite qu’elle profiterait au peuple nigérian. Qu’elle créerait des emplois locaux. Qu’elle développerait les compétences africaines.
Et ce sont des Indiens qui opèrent aujourd’hui la plus grande infrastructure pétrolière du continent africain.
La question n’est pas de savoir si Dangote a le droit de gérer son entreprise comme il l’entend. Légalement il l’a.
La vraie question est celle-ci.
Que dit cette décision sur nous en tant qu’Africains ?
Si nous n’étions pas fiables. Si le vol était effectivement aussi massif. Si la productivité n’était pas au rendez-vous. Est-ce que le problème vient de Dangote ou de nous?
Les Chinois construisent nos routes. Les Indiens opèrent nos raffineries. Les Libanais contrôlent nos commerces. Les Français gèrent nos banques.
Ce n’est pas du colonialisme. C’est un vide de compétences et de discipline que d’autres viennent combler parce que nous ne le faisons pas nous-mêmes.
Dangote n’a pas choisi les Indiens parce qu’il méprise les Africains. Il les a choisis parce qu’ils se sont montrés plus fiables dans ce contexte précis. Et ça, c’est une réalité douloureuse que ni la colère ni les grèves ne peuvent effacer.
La vraie revanche n’est pas de manifester contre Dangote. C’est de devenir le type d’Africain qu’on ne peut pas se permettre de licencier. Celui dont la compétence, la discipline et l’intégrité sont indiscutables.
Est-ce que Dangote avait raison de prendre cette décision malgré le contexte social ? Ou avait-il le devoir en tant que symbole de l’Afrique de trouver une autre solution?
Être Nigérian, Africain ou Indien en matière d’efficacité au sein d’une entreprise ne veut rien dire.
Si les gens ne sont pas bons il ne faut pas faire avec. Il vaut mieux créer de la richesse avec des Indiens compétents et distribuer une partie à ses frères qui ne font pas l’affaire sinon ils vont tout faire couler et on aura tout perdu
Tres révélateur d’un mal qui nous gangrène.
Source: Financial Afrik
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