LOLODORF : LE RÉSEAU DES FEMMES RURALES S’AUTO-ÉVALUE
Les travaux de l’Assemblée générale de l’Association des femmes rurales de Lolodorf tenus le 20 Juin 2026 à Bibondi et Lolodorf ont permis à sa Présidente fondatrice de réaffirmer la dynamique de terrain pour l’autonomisation communautaire.

L’évaluation des actions menées par les antennes de Bibondi et Lolodorf démontrent à suffisance que l’autonomisation des Femmes n’est plus une option mais un fait. Les femmes de ces deux antennes ont opté pour une orientation pratique basée sur l’investissement collectif avec l’acquisition du matériel destiné à générer des ressources financières.
Des chaises achetées pour location, un service traiteur mis sur pied dont les bénéfices sont réinjectés dans le fonctionnement des antennes et dans le montage des nouveaux projets des activités génératrices de revenus. Pour Lucie Marie Hortense Nguele Épouse Komo, la Présidente fondatrice de l’association des femmes rurales de Lolodorf: « Vous voyez bien qu’à Lolodorf, l’autonomisation des Femmes n’est plus seulement une ambition c’est une réalité palpable à travers plusieurs activités génératrices de revenus. En effet, la vision portée depuis la création du réseau repose sur un principe simple: accompagner les femmes rurales, afin qu’elles deviennent des actrices majeures du développement local ».

Renforcer les capacités d’action et diversifier les sources de revenus
Entre 2025 et Juin 2026, l’antenne locale de Bibondi a généré à elle seule près de neuf cent mille francs CFA de revenus grâce à une organisation renforcée et une confiance retrouvée dans la capacité collective. La rencontre a donc été une opportunité idoine pour lancer un mot d’ordre axé sur la montée en puissance avec une structuration plus forte de ses antennes. La clé de voûte sera sans doute une bonne maîtrise du calendrier d’activités et un accent particulier sur les actions à caractère communautaire. Une organisation qui permettra à terme au réseau de multiplier son impact auprès des populations et d’assurer une meilleure coordination des initiatives.
La formation comme outil d’émancipation
A Bibondi comme à Lolodorf, le curseur était réglé sur le renforcement des capacités des membres. La réflexion tournée vers les perspectives avec des engagements concrets. Des exposés sur la santé, l’hygiène des mains, la fabrication du savon liquide, du parfum corporel, de la mayonnaise, de l’eau de javel et du jus de gingembre étaient en fait des formations pratiques qui avaient vocation à fournir aux bénéficiaires des outils supplémentaires pour développer des activités génératrices de revenus. Mais l’annonce forte était l’organisation dès l’année prochaine d’une semaine d’accompagnement pour les veuves. Une démarche qui vise à rappeler que le développement local ne se limite pas aux activités économiques mais intégre la protection et le bien-être des populations. Selon Lucie Marie Hortense Nguele Épouse Komo: « Notre leitmotiv c’est de bâtir une communauté où l’autonomisation, la solidarité et la dignité deviennent des piliers essentiels de développement local. Dès l’année prochaine, nous allons consacrer une semaine entière à la célébration et à l’accompagnement des veuves ».
À Lolodorf, la dynamique enclenchée par Lucie Marie Hortense Nguele Épouse Komo est désormais irréversible. Une vision qui s’inscrit dans la durée.
Consty Zang
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