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LES LIONNES AU PALAIS : APRÈS LES MÉDAILLES, QUOI ?

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LES LIONNES AU PALAIS : APRÈS LES MÉDAILLES, QUOI ?

Samedi le 22 Août 2026, le Chef de l’État a reçu nos Lionnes en héroïnes au Palais de l’Unité. Honneurs, discours, photos de famille. Mais au lendemain de ces civilités, nos championnes pour certaines, retournent dans un championnat local visiblement au rabais, sans salaires consistant ou réguliers. La réception était-elle une reconnaissance, une parenthèse ou une promesse des lendemains meilleurs ?

Par Jean Claude Fouda Yene

Le Palais de l’Unité a fait sa toilette des grands jours. Le couple présidentiel a déroulé le tapis rouge à nos valeureuses Lionnes.

La scène est belle. Elle était attendue. Elle était due et méritée.

Pendant la durée de la cérémonie, le Cameroun s’est réconcilié avec sa victoire oubliant au passage ses réalités. On a vu des sourires, des médailles qui brillent sous les lustres feutrés du Palais d’Étoudi. C’est l’hommage de la Nation à des filles qui ont ramené une coupe là où on ne l’attendait plus depuis longtemps.

Mais une réception n’est pas une politique. Car l’heure n’est plus à la victoire. L’heure est à l’après-match. Ou plus exactement, à la politique de l’après-match.

Dès lors, il y a lieu de s’interroger. Que va-t-il désormais se passer dans le football féminin au Cameroun ?

Ce lundi 24 août au matin, on se réveille avec le sentiment de renouer avec les vissicitudes camerounaises. La majorité des Lionnes va repartir pour des championnats en France, au Portugal, en Turquie, en Arabie Saoudite, au Japon, en Espagne, en Italie et en Russie. Seules une infime partie va rejoindre la Guinness super league où le salaire est une promesse.

Elles retrouvent des terrains parfois parsemés de gazon, des vestiaires sans eau, un championnat qui se joue sans caméras et souvent sans public.

Ce qui du reste justifie la propension à convoquer des joueuses évoluant à l’étranger plutôt qu’en championnat local.

Ainsi, entre le marbre du Palais de l’unité et la terre de nos stades, le fossé n’est pas grand. Il est immense.

Alors les questions qui s’imposent froidement avec acuité sont de savoir :

– De l’émotion de samedi aux motions des Camerounais, que reste-t-il ?

– Ce trophée et cette réception changent-ils concrètement la vie d’une joueuse de la Guinness Super League ?

– Son salaire reste-t-il garantit, une assurance, une retraite ?

– Faut-il continuer à fonctionner à la prime exceptionnelle, à l’enveloppe du Chef de l’État, ou faut-il enfin institutionnaliser un statut pour la sportive de haut niveau ?

Autant de préoccupations et bien d’autres que la FECAFOOT et le Ministère des Sports et de l’Éducation physique doivent adresser efficacement, afin de transformer cette parenthèse enchantée en politique durable. Et le combat ne fait que commencer.

Jean Claude Fouda Yene

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de publication

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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