KRIBI : LE NUMÉRIQUE CONTRE L’EXPLOITATION ILLÉGALE DU BOIS
L’atelier d’appropriation des outils numériques de lutte contre l’exploitation illégale du bois s’est refermé à Kribi dans le département de l’Océan, région du Sud Cameroun, le 10 Juillet 2026. Une concertation avec pour vocation de renforcer la gouvernance forestière dans le bassin du Congo.

Pendant cinq jours d’intenses travaux, les contrôleurs des douanes, les magistrats, les agents des eaux et forêts, les observateurs indépendants des forêts et les cadres du Ministère des Finances ont été outillés à l’usage du Global Forest Watch, du Forest Watcher et de l’Open Timber Portal. Trois plateformes numériques innovantes. Leur particularité réside dans le fait qu’elles permettent de prévenir, détecter et réprimer le bois illégal. Ceci du titre forestier jusqu’au port d’exploitation. Pour Duclair Mbouna, le Coordonnateur national du World Ressources Institute: »La forêt n’est pas la seule propriété des forestiers. D’autres acteurs interviennent dans sa gestion. la Douane qui contrôle les produits bois en transit, les finances qui collectent les impôts liés aux essences, la justice qui tranche les litiges. Il faut donc une synergie pour organiser tout cela »
Rendre l’information accessible
Le Cameroun bénéficie de l’accompagnement du World Ressources Institute depuis vingt cinq ans, à travers la cartographie et la mise à jour des titres qui permettent de rendre fluide l’information. Une présence effective qui va s’intensifier sur le terrain avec des pressions qui persistent, car de plus en plus, les essences les plus ciblées sont celles utilisées pour le bois d’oeuvre et l’ameublement. Dans ce registre figure en bonne place le Sapelli, l’Acajou, l’Iroko, le Dabema.
Intensifier la transparence forestière
Contrôles inopinés et patrouilles intempestifs ont été prescrits formellement pour tordre le cou aux pratiques frauduleuses. L’objectif est d’instaurer une traçabilité ainsi qu’une légalité systématiques de toutes les espèces de bois exploitées. l’État du Cameroun et ses partenaires internationaux veulent ôter l’épée de Damoclès qui pèse au dessus des exploitants forestiers en règle qui subissent à la fois la concurrence déloyale et la confusion sur le terrain. Selon Elisabeth Zeh, le Chef de la Brigade Commerciale des Douanes du Parc à bois du Port de Douala: « Le besoin est concret. C’est pour cela qu’au sortir de cette session, nous serons capables de travailler aisément avec ces logiciels et ces applications qui vont moderniser l’intensification des essences et dans la documentation. Nous repartons avec des compétences renforcées et des plateformes de collaboration pour interagir avec d’autres administrations dans la procédure de commercialisation du bois ».
Les travaux de la cité balnéaire de Kribi, marquent une étape cruciale dans la gouvernance forestière. Celle d’instaurer un dialogue entre les maillons de la chaîne qui va barrer la route au bois illégal. La victoire est dans le numérique.
Consty Zang
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