CAN MAROC 2026 : LES LIONNES DE RETOUR, PAUL BIYA TOUJOURS À L’ÉTRANGER
Accueillies en héroïnes le 17 Août en après-midi, dans les rues de Yaoundé, la capitale, les championnes d’Afrique ont offert un moment d’euphorie au Cameroun. Une parenthèse de fierté nationale assombrie cependant par l’absence du Chef de l’État, Paul Biya, toujours à l’étranger depuis 72 jours. Chronique d’une joie en demi teinte.

Par Jean Claude Fouda Yene
Elles sont de retour. Triomphantes. Sous une clameur populaire jamais vue depuis longtemps, les Lionnes Indomptables ont foulé hier, 18 Août 2026, le sol de Yaoundé. Drapeaux, vuvuzelas, chants et danses , de nombreuses populations s’étaient amassées le long des artères de la capitale camerounaise pour leur réserver un accueil des grands jours.
C’est l’euphorie totale. Moment d’insouciance. Pendant quelques heures, le Cameroun a oublié ses factures et fractures. Dans les quartiers des grandes villes et les villages, l’on a scandé les noms des héroïnes. On a pleuré de joie. On a reconsidéré ce que signifie gagner pour un pays.
Mais dans cette communion des cœurs, une seule fausse note : l’absence du Chef de l’État, Paul Biya. Le fauteuil de la République est vide dans les faits et non les textes
Toujours en visite privée à l’étranger. Près de 80 jours après.
Aucun mot officiel, aucune image. Et le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, comme mandataire du Chef de l’État. Mais le palais d’Étoudi est vide au moment où tout un peuple acclame ses filles.
Cette absence fracassante vient rappeler brutalement au souvenir collectif qu’après la victoire, il faut revenir à la triste réalité.
Celle d’un quotidien cousue de difficultés : coupures intempestives d’énergie électrique et d’eau potable; rareté et hausse incontrôlée des prix des denrées de première nécessité dans les marchés; mauvaise qualité du réseau téléphonique; insalubrité et insécurité galopante.
À cela s’ajoutent les mots et maux (M.A.U.X) qui rongent la jeunesse : prostitution, consommation de stupéfiants, corruption et mauvaise gouvernance.Tutti quanti.
À la vérité, cette victoire ne règle rien, mais fait du bien
En effet, les Lionnes n’ont pas résolu les problèmes du pays. Elles n’ont pas reboosté le courant, ni fait baisser le sac de riz. Mais elles ont offert autre chose, une valeur cardinale dont le Cameroun a cruellement besoin en ce moment : L’espoir.
L’espoir du retour de Paul Biya au bercail. L’espoir de l’érection d’un nouveau gouvernement. L’espoir de la nomination d’un Vice-président. L’espoir des lendemains meilleurs pour le Cameroun.
Laisser un commentaire