AFFAIRE JOYCE NAWAL : ZOMLO’O ET MINPROFF S’ENGAGENT POUR L’ENFANCE
La désormais affaire « Bébé Joyce Nawal » n’a pas cessé de faire couler d’encre, de déchaîner les passions et de tarir des initiatives. Y faisant suite, au lendemain de l’impressionnant balai de personnalités et sympathisants rendus au domicile de la petite infortunée et sa famille, l’association nationale des Zomlo’o du Cameroun et le Ministère de la Promotion de la femme et de la famille (MINPROFF) s’engagent main dans la main pour protéger les enfants. C’est à la faveur d’une correspondance de la MINPROFF, Marie-Thérèse Abena Ondoa adressée à S.M Georges Ngono Edzoa, Zomlo’o Be Zomlo’o, Président de l’Association nationale des Zomlo’o du Cameroun.

Il y est question d’une campagne numérique dénommée « Je protège l’enfant partout, fais de même » dans l’optique d’interpeller la conscience collective et forcer toutes les parties prenantes de l’enfance au Cameroun à dire « Non au viol et assassinat » des petits enfants.
En aucun cas, l’enfant ne doit pas être une victime collatérale des pactes sataniques.

L’affaire Joyce Nawal
En rappel, il s’agit d’une affaire de viol présumé sur une fillette de 3 ans qui a ému le Cameroun fin mai 2026. Une petite élève en Prématernelle au Groupe scolaire bilingue « La Gloire Olympique » / « Olympic Glory School » au quartier Odza à Yaoundé, la capitale camerounaise.
Les faits seraient survenus le 25 mai 2026. La mère a constaté des signes après le retour de l’école. La famille a affirmé que l’enfant a subi de « graves violences sexuelles » au sein de l’établissement. Un certificat médical évoque un « double traumatisme, vaginal et anal ».
Le 28 mai 2026, une foule s’est rassemblée devant l’école pour demander justice. Des femmes, des figures publiques comme des tiktokeuses ont pris part à des marches pacifiques. L’affaire a été largement relayée sur les réseaux sociaux.
Le Ministre de l’Éducation de Base, Laurent Serge Etoundi Ngoa s’est rendu sur place. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative et a dit que l’école serait fermée ou suspendue si sa responsabilité était établie.
Le Gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa a présidé une réunion de crise avec la famille, l’école et les riverains.
Une plainte a été déposée par la famille à la brigade de gendarmerie d’Odza dans le 4ème arrondissement de Yaoundé. L’école a aussi porté plainte pour « atteinte à l’image ».
La direction rejette en effet toute responsabilité. Elle a produit des vidéos de surveillance montrant le père quittant l’école avec Joyce « sans signe apparent de malaise ». L’école conteste aussi la validité du certificat médical car il n’aurait pas été établi par un médecin d’hôpital public.
Toujours est-il que l’enquête reste en cours. Un peu comme bien d’autres sur des cas similaires et même plus graves. Notamment Divine Mbarga Atangana, Pauline Joyce Bissong Omgba, Mathis, etc.
Cette affaire a cependant relancé le débat sur la protection des enfants en milieu scolaire au Cameroun.
Jean Claude Fouda Yene
Laisser un commentaire