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ELVIS NGEUMEGNI : TERREUR ET DÉSHONNEUR DU VILLAGE BALENGOU

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 ELVIS NGEUMEGNI : TERREUR ET DÉSHONNEUR DU VILLAGE BALENGOU

Le 11 décembre 2021 marque la date d’intronisation d’Elvis Nguemegni comme 11e Roi des Balengou. Une cérémonie couplée aux obsèques officielles de son prédécesseur, Marcelin Hapi Tchienkoua, Chef supérieur Balengou. 
Cette succession a marqué le début d’un « Balengou nouveau » ou « nouveau Balengou  » dans cette chefferie située dans le département du Ndé, région de l’Ouest Cameroun.

Par Hyppolite MVODO

Le village Balengou, sous le diktat d’un délinquant notoire

Depuis l’arrivée du nouveau Chef du groupement Balengou, suite à une succession très contestée, Balengou vit des heures sombres. En effet, Elvis Nguemegni, arrivé à la tête de ce beau village à la suite d’un tripatouillage testamentaire, sème la terreur dans les différentes communautés. Ses multiples dérives vont, du chantage dans le but d’extorquer de l’argent auprès des populations et élites, aux menaces et intrusions nocturnes dans des concessions et propriétés. Ce qui pour certains, fait de lui un délinquant notoire. Et pour d’autres, un déséquilibré mental.

Des projets trompe-oeil

Les pseudos projets qu’il met en exergue, ne visent qu’à escroquer de l’argent aux populations du village Balengou. Ainsi, depuis quatre ans, pas l’ombre d’un seul, sorti de terre. Pendant ce temps, les cotisations depuis son accession au trône par effraction, sont déjà à environ 680 millions de FCFA. Mais le village reste désespérement sans eau et dépourvu du minimum vital. Car, tous les dons sont détournés par lui-même.

Commanditaire d’incarcérations arbitraires 

Il est soupçonné d’être à l’origine des incarcérations arbitraires, suite à des montages et preuves inventées contre deux dignes ressortissants Balengou, parmi lesquels son propre frère. Ces deux innocents ont juste eu la naïveté et le malheur de s’indigner, suite à des dysfonctionnements observés dans le village. Un exemple aux allures d’intimidation que le chef a promis lors d’un discours, de faire subir à d’autres personnes.

Pour joindre l’acte à la parole de son mode opératoire jugé diabolique par les populations, Elvis Nguemegni a sans inquiétude porté publiquement atteinte à la dignité de Jean-Vespa. Un digne fils Balengou. Architecte DPLG, Ingénieur de Génie Civil, Directeur de société, qu’il a traité d’assassin en l’accusant d’avoir assassiné ses propres parents. Des allégations graves de conséquences que le concerné, joint par un journalise, a réfuté de manière lapidaire :  » Je ne réponds pas aux imbécilités. Surtout venant de ce type de personnage. Son attitude à mon égard relève du harcèlement et il n’obtiendra aucun franc de moi ».

Un Chef tyran

Fidèle à sa désormais mauvaise réputation,  l’actuel Chef Balengou a interdit aux Balengou d’aller accompagner à sa dernière demeure, la dépouille d’une élite Balengou établie à Yaoundé.

Une décision choquante qui a entraîné la colère de la population. Bien que ce jour fatidique, l’on comptait plus de trois milles personnes, dont six ministres de la république et treize Chefs supérieurs de l’Ouest et d’autres régions du Cameroun.

Selon des informations puisées à bonne source, il aurait demandé une forte somme d’argent à la famille éprouvée pour prendre part aux obsèques de l’élite disparue. C’est le refus catégorique de céder au chantage qui aurait mis « Sa Majesté »hors de lui et serait devenu incontrôlable.

Par ailleurs, il aurait traité un Administrateur civil hors échelle, Premier adjoint au Maire d’affamé. À toutes fins utiles, malgré la pression constante, le Maire lui-même n’a jamais cédé au chantage, ni participé de près ou de loin à la mafia constituée en mode opératoire de cette autorité locale. Ce qui crédite le magistrat municipal d’une rectitude morale et d’une intégrité sans faille.

Des actes indignes et déshonorants

Il faut dire pour le fustiger que les maux qui minent Balengou depuis l’arrivé de son 11e Chef sont inestimables. Ses actes aussi indignes que déshonorants portent atteinte à toute la communauté.

Il se serait introduit sans titre, ni droit dans une plantation et détruit la récolte annuelle d’un pauvre paysan en lui promettant la mort en cas de résistance ou réaction.

Malgré ces dérives, il faut cependant noter que quelques pseudos élites accompagnent ce chef déséquilibré dans son projet malsain et chimérique. Celui de s’enrichir au maximum, au détriment des Balengou à travers de faux projets. À l’instar de celui de sa voiture « quatrième main », achetée à moins de 20 millions de FCFA à Dubaï et facturée au peuple Balengou à 64 millions deFCFA. Une escroquerie à peine dissimulable qui sera bientôt exposée et prouvée dans les médias.

Du système successoral bamiléké 

Le système successoral de la société bamiléké devrait être revu et s’adapter aux réalités contemporaines. À savoir : éduquer les futurs Chefs; revoir le système de sélection du futur successeur, assainir l’environnement dans lequel les futurs Chefs évolueront. Ce qui du reste, permettra d’éviter que des individus à l’esprit débridé et déséquilibré comme celui de Balengou actuellement, ne prennent en otage le destin et la destinée de toute une communauté qui n’aspire qu’au mieux-être.

Ce dernier raconte d’ailleurs de manière anecdotique qu’il était banquier et touchait 500.000 FCFA par mois. Ce qui serait faux. En réalité, c’est à la faveur d’une connaissance qu’il aurait obtenu son premier stage académique à l’âge de 34 ans, en occupant un poste de basse échelle dans un établissement financier de la place. Ceci étant, et au regard de ce qui précède, son comportement s’apparente plus à celui d’un psychopathe. Tout ce qui est loin des vertus cardinales d’un Chef. Notamment, la Prudence; la Justice; la Tempérance et  la Force.

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de Rédaction

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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