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CAMEROUNAIS, CIVISME ET DEVOIR PATRIOTIQUE

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CAMEROUNAIS, CIVISME ET DEVOIR PATRIOTIQUE

 

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

Cette pensée attribuée à John F. Kennedy, ancien président des États-Unis et déclamée dans son discours d’investiture le 20 janvier 1961, pourrait comme un gant sied au contexte camerounais en ce moment, au regard de la conjoncture politico-socio-économique.

C’est un appel à la responsabilité citoyenne et à l’engagement envers la communauté et l’État.

Tant, le tableau des préoccupations lancinantes des populations camerounaises est hideux. D’où le climat force la « débrouillardise » à tous les niveaux, à tout prix et à tous les prix. Laissant ainsi prospérer comme une mauvaise herbe, des arguments immoraux et amoraux, tirés par les cheveux tels,  » les avantages de services », « le suivi des dossiers », « la commission », « ma part », « mon pourcentage », etc. Un postulat qui, même s’il a fini par faire son lit dans les usages, ne peut malheureusement être applicable à tous les niveaux. Du moins, du point de vue légal. D’où des dérives et abus de tous genres dans les administrations, services publics, commerces et toute autre prestation.

À la vérité, la précarité ambiante imposée en modus operandi par les dirigeants du Cameroun, s’érige désormais en règle dans le subconscient des citoyens.

Et c’est pour ainsi dire, dans un instinct de survie que nombreux sont ceux qui usent de toutes les possibilité, mêmes des plus insoupçonnables pour s’en sortir. Dès lors, il n’est pas rare de voir que chacun fixe ses « règles usuelles ».

Tenez, dans les marchés publics, les paiements s’effectuent même pour des chantiers non ou mal livrés. Les « facilitateurs », véritables comptoirs avancés des décisionnaires, écument les couloirs des ministères et institutions. Dans les transports en commun, la surcharge est à prendre ou à laisser, dans des véhicules surannées et sans dossiers. Les contrôles sont de façades et alimentent des cotisations journalières à peine voilées des agents routiers. Dans les marchés et commerces, les unités de poids et mesures sont poncées et truquées, les litres approximatifs, les prix augmentés de manière délibérée pour des produits de qualité douteuse et tutti quanti.

Et l’on se plaint. On se plaint tous de tout. Gouvernants comme gouvernés. Mais que faisons-nous pour bouger les lignes et faire avancer les choses?

Cette interrogation interpellative rentre en droite ligne de la philosophie de John F. Kennedy. Une invite à l’unisson pour une cause commune juste. Il est donc peut-être temps pour les Camerounais de changer de matrice. Penser le changement et non changer le pansement tel que le scandait Francis Blanche, acteur et humoriste français. Ce qui souligne à deux traits, l’importance d’anticiper les transformations plutôt que de se contenter de réparer superficiellement les problèmes. En d’autres termes, des solutions durables faces aux défis actuels.

Il faut cependant admettre la main sur le cœur que l’ infalsifiable vérité est qu’aucun secteur d’activité ne se porte comme un charme. Mais tout n’est pas aussi complètement noir. Le combat reste permanent.

Le verre peut être vu à moitié plein, comme à moitié vide. Indépendamment de la position et du choix qui s’impose à tous et à chacun. Mais au-delà des motions et des émotions, il faut tout de même admettre que des efforts sont faits.

Avec la collaboration des secteurs Eau et Énergie , le travail titanesque de la plateforme consumériste PAIES et ses inlassables « sentinelles » pour que les différents « délestages électriques » soient de moins aux allures de « détestages électriques » est perceptible. Une initiative personnelle qui en appelle d’autres dans un sursaut d’orgueil et une prise de conscience collective. L’hygiène et salubrité peuvent connaître une embellie si chacun « contrôle » ses déchets ménagers. Ne dit-on pas que la propreté commence par soi-même?

Il faut un changement de mentalité.
À n’en point douter, ce peut facilement forcer les mauvaises habitudes. Mais c’est davantage une résolution intuiti personae. Chacun pourrait d’ailleurs se l’imposer à son propre corps défendant, pendant cette année 2026. Et ça c’est pour le bien de tous. Pas besoin d’attendre le remaniement.

Pour le Camerounais, civique et patriote, il n’est donc pas inutile de rappeler à toutes fins utiles que le civisme désigne l’attitude et le comportement d’un citoyen qui respecte les lois, les règles et les institutions de son pays, et qui s’engage à contribuer au bien commun et à la vie collective. Pendant que le patriotisme est un sentiment d’amour et de dévouement envers son pays, sa nation et ses valeurs. C’est une attitude qui se manifeste par un attachement profond à la patrie, à son histoire, à sa culture et à ses institutions. Juste ça!

 

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de Rédaction

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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