CAMEROUN : LES DÉCHETS MÉNAGERS FONT DE LA RÉSISTANCE
La gestion des déchets au Cameroun est en crise et c’est peu de le dire. Marquée par une collecte insuffisante. Soit environ 2 500 tonnes/jour à Yaoundé. En cause, l’incivisme et un manque de financements pérennes malgré des taxes collectées. Les autres villes du pays ne se portent pas mieux. Car le secteur, dominé par la société de collecte HYSACAM peine à couvrir tous les nesoins. Ce qui du reste entraîne une prolifération de dépotoirs sauvages.

Il faut cependant souligner qu’en ce qui concerne l’isuffisance de la collecte, à Yaoundé, près de 40 % de la population n’a pas accès au service de collecte HYSACAM. Et autant, sinon plus, à Douala.
Comme conséquence directe, les populations se débrouillent avec des moyens du bord, dans une cohabitation insolite avec des tas d’immondices qui impactent sérieusement leur santé de plus en plus marquée par des maladies comme la typhoïde, le choléra et la dysenterie.
Quid des états généraux de la gestion des déchets au Cameroun?
Les États généraux de la gestion des déchets au Cameroun, tenus en mai 2025 à Yaoundé, ont débouché sur une feuille de route pour restructurer la filière, en se concentrant sur la décentralisation, le tri, et la valorisation économique des déchets. Des mesures comme le renforcement de la pré-collecte, la création d’un compte spécial pour le financement, et l’assainissement des villes ont été annoncées. Objectifs:
-Transformer les déchets en ressources économiques;
– Créer des emplois verts;
– et Améliorer la salubrité urbaine face à la prolifération des dépotoirs.
Pour ce faire, une Feuille de route axée sur les communes (collectivités territoriales décentralisées) a été élaborée pour une meilleure gestion de la pré-collecte. Pour le financement, la Création d’un compte spécial d’affection pour le transfert effectif des ressources (droits d’accises) aux communes.
De manière plus concrète, le Ministère a procédé à la distribution de matériel de salubrité (brouettes, pelles, balais) dans les arrondissements de Yaoundé et prévoit la construction de plateformes de regroupement des déchets. Quant à la réglementation, une réforme du cadre légal est prévue, incluant la pénalisation des actes d’incivisme liés à l’insalubrité.
Les assises, organisées par le MINHDU et le MINDDEVEL, ont souligné la nécessité de passer d’une gestion réactive à une stratégie de valorisation durable, en réponse à l’insalubrité chronique, notamment à Douala et Yaoundé.
Malheureusement, à ce jour, les fruits ne semblent pas encore tenir la promesse des fleurs. Au contraire, il y a visiblement un retour en forces des poubelles dans nos villes.
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