CAMEROUN : AMÉLIORATION DE L’OFFRE EN ÉNERGIE ÉLECTRIQUE, OMBRES ET LUMIÈRES
Au moment où l’année 2026 démarre avec des fortunes diverses pour les consommateurs d’énergie électrique, il y a tout de même lieu de dresser un constat, fruit d’une observation générale sans complaisance. N’en déplaise à quelque mauvaise foi, les délestages semblent être un souvenir lointain dans certaines localités, même si des efforts conséquents restent à fournir pour le satisfecit de tous. Et pour en arriver, il faut améliorer certains secteurs parties prenantes du réseau électrique.
Des ambitions
Ainsi, à tort ou à raison, l’on observe que le transport de l’électricité au Cameroun se modernise avec des chantiers structurants visant à renforcer le réseau national, notamment via l’ouverture aux privés, l’amélioration de l’interconnexion Sud-Nord et l’augmentation des capacités de transport, avec des projets en cours et prévus jusqu’en 2026 et au-delà, incluant le déploiement de lignes, de nouveaux postes sources et des infrastructures solaires hybrides, pour répondre à la demande sans cesse croissante, afin de réduire les pertes.
Des déboires
En effet, le réseau subit des pertes significatives, tant au transport (6,5%) qu’à la distribution (29%). Sans oublier des fraudes massives entretenues par quelques prestataires véreux et les consommateurs. Ce qui du reste constitue un défi majeur pour satisfaire une demande industrielle croissante (450 MW) et raccorder de nouveaux clients, assurer la sécurité d’approvisionnement énergétique, notamment dans les zones isolées.
Nouveaux chantiers structurants
Pour atteindre cet idéal, il faut souligner que de nouveaux chantiers structurants sont prévus (2024-2026 et au-delà). Par ailleurs, le secteur du transport électrique s’ouvre désormais aux investisseurs privés via des PPP, pour moderniser le réseau. Il est prévu en outre, la construction de nouvelles lignes et postes sources, avec sécurisation foncière (ex: 252 ha dans l’Est), l’interconnexion régionale et le renforcement du réseau national, dans l’optique de moderniser les infrastructures avec
l’installation de compteurs prépayés (1,5 million prévus), le remplacement des poteaux en bois par du béton, l’installation de points de comptage pour l’administration et l’éclairage public, la production et l’hybridation adossée sur la livraison de mini-centrales solaires hybrides (7,2 MWc) en 2026 pour les zones isolées, le développement de centrales thermiques et hydroélectriques pour augmenter la capacité.
Réformes et Cadre institutionnel
La Société nationale de Transport de l’Électricité (SONATREL) et l’ARSEL (Agence de régulation du Secteur de l’Électricité) supervisent ces projets qui se projettent en perspective jusqu’en 2028 avec la connexion complète du réseau national, l’augmentation de l’efficience du transport et du recouvrement des tarifs.
Tous ces chantiers étant coordonnés par le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) qui vise à bâtir un réseau électrique moderne et résilient pour le Cameroun.
Source: Minee
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