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SANGMELIMA : LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE EN RANGS SERRÉS 

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SANGMELIMA : LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE EN RANGS SERRÉS 

Les garants du pouvoir ancestral du Département du Dja et Lobo se sont retrouvés à Sangmelima le 10 Avril 2026 pour resserrer les liens de collaboration. Les travaux de l’Assemblée Générale des Chefs traditionnels du Dja et Lobo ont donné l’occasion de redynamiser l’encadrement des populations.

Avec responsabilité, lucidité et courage, les chefs traditionnels issus de tous les arrondissements ont abordé les thématiques liées aux difficultés structurelles auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice quotidien de leurs fonctions. Les sujets évoqués étaient axés sur l’insuffisance des moyens, l’ambiguïté juridique, les pressions foncières et les défis de gouvernance locale. La communication sous forme d’exposé du Secrétariat général du bureau départemental, relatif à la lettre circulaire du Ministre des domaines, du cadastre et des affaires foncières est venue mettre tous les participants au même niveau d’information. Pour Sa Majesté Blaise Ezo’o Engolo, le représentant du Président départemental du Conseil des Chefs traditionnels du Dja et Lobo: « C’est une vaste réflexion sur la place du commandement traditionnel dans les institutions décentralisées. Notamment à travers le point sur l’élection des conseillers régionaux. Vous avez bien suivi ces débats houleux qui consistaient à clarifier les différentes responsabilités des chefs traditionnels dans la gestion du foncier et la sécurisation des terres. Ce qui permet de prévenir les conflits ».

Une volonté collective d’encadrer les populations 

Dans une posture empreinte de maturité institutionnelle, les chefs traditionnels du Dja et Lobo ont exprimé leur reconnaissance aux pouvoirs publics et au Chef de l’État pour les multiples mesures d’accompagnement, les privilèges et les marques de considération dont ils bénéficient au quotidien. Une démarche qui s’inscrit dans une logique de partenariat entre l’État moderne et les autorités traditionnelle appelées à jouer effectivement un rôle complémentaire dans la gouvernance territoriale. L’image qu’on retient de ces échanges, c’est cette forte mobilisation qui traduit la vitalité, l’attachement à l’unité et la concertation du commandement traditionnel dans le département du Dja et Lobo.

Plusieurs enseignements majeurs 

La qualité des débats témoigne d’une prise de conscience en rapport avec les enjeux contemporains. Notamment la décentralisation, la gestion foncière et la représentation politique. Ils ont démontré leur engagement ferme à renforcer leurs capacités institutionnelles dans l’optique de répondre efficacement aux attentes des populations. La rencontre de Sangmelima illustre à plus d’un titre, la volonté pour les garants du pouvoir ancestral de consolider les valeurs culturelles et de se positionner comme des acteurs incontournables du développement et de la stabilité sociale dans les territoires. Selon Sa Majesté Blaise Ezo’o Engolo: « Je voudrais déjà saluer l’ambiance conviviale, le sérieux, la fraternité et la cohésion qui ont caractérisé les chefs traditionnels. C’est un signal fort qui met en exergue la détermination et l’engagement des chefs traditionnels du Dja et Lobo à prendre leurs responsabilités en main ».

C’est avec un sentiment du devoir accompli et du travail bien fait que les détenteurs du pouvoir ancestral ont regagné leurs localités respectives. Le prochain rendez-vous a été pris pour le mois de Juin 2026.

Consty Zang

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de Rédaction

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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