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PONT DE LA DIBAMBA : QUAND LE SILENCE DES AUTORITÉS DEVIENT ASSOURDISSANT

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PONT DE LA DIBAMBA : QUAND LE SILENCE DES AUTORITÉS DEVIENT ASSOURDISSANT

Ceci se passe à Douala au Cameroun… Chaque jour, des milliers de Camerounais empruntent le pont de la Dibamba, cette artère vitale qui relie Douala au reste du pays. Chaque jour, ils sentent sous leurs pieds, sous leurs véhicules, ces secousses qui glacent le sang. Chaque jour, ils prient pour que ce ne soit pas le dernier passage.

Le pont de la Dibamba tremble. Ce n’est plus un secret, ce n’est plus une rumeur. C’est une réalité que vivent quotidiennement les usagers, une angoisse qui étreint les cœurs à chaque traversée. Les vibrations inquiétantes, les oscillations anormales de la structure ne trompent pas : ce pont crie à l’aide.
Combien de rapports faudra-t-il encore ? Combien d’alertes des ingénieurs ? Combien de témoignages terrifiés des automobilistes, des transporteurs, des familles qui n’ont d’autre choix que d’emprunter cette voie chaque jour ?
Le pont de la Dibamba n’est pas qu’une simple infrastructure. C’est le poumon économique de Douala, le cordon ombilical qui nourrit la capitale économique du Cameroun. Sa défaillance ne serait pas qu’un accident technique; ce serait une catastrophe humaine, économique et nationale. Les faits sont têtus et les symptômes évidents : des secousses perceptibles lors du passage des poids lourds, des fissures qui s’élargissent, une structure vieillissante privée d’entretien adéquat, des alertes répétées des experts ignorées.
Pendant ce temps, le trafic s’intensifie. Les camions de marchandises continuent leur ballet incessant. Les familles traversent, le cœur serré. Et le pont continue de trembler, comme s’il tentait de nous dire ce que nous refusons d’entendre.
Monsieur le Ministre des Travaux Publics, Monsieur le Gouverneur, Excellences, nous vous interpellons aujourd’hui non pas en simples citoyens, mais en êtres humains conscients de la valeur d’une vie humaine. Combien de vies vaut l’entretien d’un pont ? Combien de familles brisées faudra-t-il pour que l’urgence soit enfin reconnue ? Combien d’orphelins et de veuves seront le prix de l’inaction ?
Nous avons vu d’autres ponts s’effondrer en Afrique. Nous avons pleuré les victimes d’infrastructures négligées. Nous avons juré « plus jamais ça ». Et pourtant, nous voici face au même scénario prévisible : les signes sont là, les alertes sont lancées, mais l’action tarde. Le pont de la Dibamba est une tragédie annoncée. La seule question qui reste est : allons-nous agir avant ou après le drame ? Nous demandons aujourd’hui, avec toute la solennité que requiert cette situation :
– L’inspection immédiate du pont: par une commission indépendante d’experts en génie civil, dont les conclusions seront rendues publiques.
– La mise en place de mesures conservatoires urgentes : limitation du tonnage, régulation du trafic, voire fermeture temporaire si nécessaire.
– Un plan de réhabilitation ou de reconstruction: avec un calendrier précis et des fonds alloués.
– Une communication transparente: avec la population sur l’état réel de l’ouvrage et les mesures prises. Chaque jour qui passe sans action est un jour de trop.
Chaque secousse est un avertissement. Chaque vibration est un appel au secours que nous ne pouvons plus ignorer. Le développement d’une nation se mesure aussi à sa capacité de protéger ses citoyens des dangers évitables. Un pont qui s’effondre n’est jamais une fatalité, c’est toujours le résultat d’une négligence humaine. Monsieur le Président de la République, Mesdames et Messieurs les Ministres, vous avez entre vos mains le pouvoir d’éviter une catastrophe. L’histoire jugera non pas nos paroles d’aujourd’hui, mais vos actions de demain.
Le pont de la Dibamba tremble, mais notre détermination à sauver des vies doit être inébranlable. Nous refusons d’attendre la tragédie pour agir. Nous refusons de pleurer des morts évitables. Nous refusons le silence complice. Que cet article soit entendu non comme une critique gratuite, mais comme un cri d’alarme citoyen.

Source: Pris sur Internet

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de Rédaction

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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