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MINES : LES ORPAILLEURS CHINOIS FONT DE LA RÉSISTANCE 

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MINES : LES ORPAILLEURS CHINOIS FONT DE LA RÉSISTANCE 

Malgré l’interdiction et la croisade lancée contre l’exploitation illégale de l’or camerounais, le ministre des Mines, des Industries et du Développement technologique (a.i), Pr Fuh Calistrus Gentry, vient de découvir une mine clandestine d’or créée par des ressortissants chinois à Betaré Oya dans la région de l’Est du Cameroun. Ce suscite quelque curiosité quant à l’efficacité du travail effectué sur le terrain. 

Opinion

Voici exposée à la face du monde notre honte, laquelle découle de notre incapacité manifeste à quadriller notre propre territoire face à un intrus et non des moindres, venu d’ailleurs, et qui semble connaître notre terrain mieux que nous-mêmes.

Sinon, comment expliquer qu’une entreprise de pareille nature puisse se développer sous le nez et la barbe de tous, sans qu’aucune voix ne s’élève avant même son démarrage ? Comment comprendre et intégrer qu’il n’existe ni surveillance permanente, ni véritable traçabilité globale, y compris en ce qui concerne les mouvements d’engins de pareil calibre ?

Très sérieusement, quelles sont les tâches quotidiennes des multiples structures intervenant dans ce domaine, pour qu’il faille attendre qu’un ministre vienne découvrir le pot aux roses ? Comment expliquer, par ailleurs, la présence d’hommes en tenue assurant la protection de cette activité grossièrement illégale ?

Franchement, la réaction visiblement désemparée des autorités de tous bords accompagnant le ministre révèle une coordination pour le moins équivoque de l’action gouvernementale, laquelle mériterait d’être profondément revue.

Dans le cas d’espèce, il conviendrait d’intégrer tous les maillons de la chaîne, toute entreprise opérant sur le terrain devant désormais être précédée de documents officiels portés à la connaissance des acteurs concernés (y compris ceux assurant la surveillance multiforme et à tous les niveaux de notre territoire ), afin d’assurer une traçabilité profitable à notre pays, et non aux seuls pêcheurs en eaux troubles.

Pour chuter, je me permets d’imaginer si la reciprocité est même envisageable? ???

En tous cas nous avons encore du chemin !!!

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Rédigé par
Jean Claude Fouda Yene - Directeur de Rédaction

Journaliste, Diplômé en Arts et Techniques de l’Audiovisuel, Expert en Communication des OSC, Promoteur Élémenterres.net Tél. 695 42 91 71 (WhatsApp) / 681 49 79 18

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